Robert De Niro et l’autisme – un terrible drame de l’intimidation

Excellent acteur, Robert De Niro a remporté d’innombrables prix professionnels pendant des décennies. Récemment, il a lui-même été impliqué dans un drame qui vaut à des millions de vies poignantes d’être condamnées au monde spécial de l’autisme. Ce qui s’est révélé de cette participation est tragique. Pas seulement parce que son propre fils est autiste.

Le 25 mars, le New York Times a publié un article intitulé « Robert De Niro défend la projection du film anti-vaccin au Festival de Tribeca ». C’était une décision profondément personnelle pour De Niro et sa femme. De Niro, cofondateur du Festival du Film de Tribeca, a défendu la décision controversée du festival de projeter un documentaire s’attaquant aux vaccins, Vaxxed: From Cover-Up to Catastrophe [Vaxxed : De la dissimulation à la catastrophe]. De Niro a expliqué : « Grace et moi avons un enfant atteint d’autisme et nous pensons essentiel que toutes les questions entourant les causes de l’autisme soient ouvertement discutées et examinées. C’est très personnel pour moi et ma famille et je veux qu’il y ait un débat. Cela explique pourquoi nous diffuserons Vaxxed. Je ne soutiens pas personnellement le film, ni ne suis contre les vaccinations; je donne juste l’occasion de débattre autour de la question. »

Le contexte

C’était une déclaration claire et un acte courageux. De Niro a pris la décision de présenter personnellement en première, non seulement le film Vaxxed à son festival, mais aussi son réalisateur, Andrew Wakefield. Avant de décider cela, De Niro avait contacté le membre du Congrès étasunien Bill Posey, ce même député qui s’était directement et longuement entretenu avec le lanceur d’alerte du Center for Disease Control (CDC), William Thompson.

En 2014, Thompson a révélé à Posey et à d’autres, que le CDC, où il tenait un poste scientifique, avait possédé des documents de tests montrant des liens entre le vaccin ROR – rougeole ordinaire, oreillons et rubéole (coqueluche) – et l’autisme infantile. Ces documents ont été délibérément supprimés par les responsables du CDC. Après une heure de discussion avec Posey sur ce que lui avait dit Thompson sur la dissimulation de l’autisme par le CDC, De Niro a pris la décision personnelle de présenter le film de Wakefield. Dans les quarante-huit heures, un déchaînement d’attaques de la grande presse contre la décision de De Niro lui a fait annuler la projection.

En 2015, manifestement par sursaut de conscience, le dénonciateur du CDC, William Thompson, a dit ceci au député Posey: En tant que maître de recherches au CDC, après avoir fait une étude sur le lien entre les vaccins et le taux d’autisme chez les petits garçons noirs, lui et ses collègues ont programmé une réunion pour détruire les documents se rapportant à l’étude. Les quatre coauteurs de l’étude restants se sont tous réunis, ont amené une grande poubelle dans la salle de réunion, ont examiné tous les documents papier, se sont prononcés sur ceux qu’ils pensaient devoir rejeter, puis les ont mis dans l’énorme poubelle. Tremblant de peur, le Congrès a refusé même de tenir audience sur les charges apportées par Thompson, charges qui auraient abattu l’industrie mondiale du vaccin tenue pour très honnête. Lors de louches réunions, l’industrie pharmaceutique accorde d’énormes contributions financières aux candidats au Congrès.

Épidémie d’autisme et multiplication des vaccinations

Dès que De Niro a annoncé qu’il mettrait en vedette le film Vaxxed à son festival du film, la grande presse US, depuis le New York Times jusqu’à CNN, s’est déchaînée en attaques féroces. Tous ont attaqué le Dr Andrew Wakefield, réalisateur de Vaxxed, un médecin et scientifique britannique qui a été littéralement crucifié, dépouillé de sa licence médicale en Grande-Bretagne et a été attaqué en tant que scientifique fraudeur pour avoir publié, en 1998 dans la revue scientifique estimée Lancet, une étude sur les liens possibles entre la vaccination ROR et la recrudescence alarmante d’autisme infantile. Seulement en 2010, après douze ans de pressions et d’attaques incessantes contre Wakefield et d’affirmations prétendant que sa méthodologie était défectueuse, le Lancet s’est résolu à rétracter l’article.

Ayant personnellement rencontré et parlé longuement avec Andrew Wakefield, j’ai du respect pour son refus de trembler devant le cartel pharmaceutique du vaccin. J’ai aussi rencontré de nombreux enfants dans des cliniques et des centres de réadaptation, qui ont été mutilés, handicapés ou transformés mentalement en légumes par les vaccinations. Leurs affaires sont étouffées par l’industrie médicale, un cartel dont les affaires se chiffrent en billions de dollars, associant de nombreux professionnels de santé, des scientifiques, des fabricants de produits pharmaceutiques, le CDC et l’OMS.

Ce qu’aucun média traditionnel, politiquement correct, n’ose signaler du débat entre De Niro et le Dr Wakefield, ce sont les faits alarmants de la poussée épidémique de l’autisme aux États-Unis ces deux dernières décennies. Le taux d’autisme a grimpé de près de 30% entre 2008 et 2010. Selon une nouvelle étude des Centers for Disease Control and Prevention, les cas d’autisme infantiles ont plus que doublé depuis 2000. Cette affection touche un enfant sur 68 à l’âge de 8 ans. Elle s’est aggravée d’un sur 88 seulement deux ans plus tôt. Il y a trente ans, l’autisme était pratiquement inconnu aux États-Unis.

Quand l’autisme a été décrit pour la première fois, en 1943, par Leo Kanner, on pensait qu’il apparaissait au taux de 4 à 5 enfants sur 10 000. Aujourd’hui, c’est un enfant sur 68 !

Le CDC affirme ne pas en connaître la cause. Ce n’est de toute évidence pas l’altération génétique, puisque ces changements prennent de nombreuses générations pour se manifester. Il doit donc s’agir d’un changement important dans l’environnement des enfants.

En 2011, le Dr Helen Ratajczak, elle-même ancienne maître de recherches dans l’industrie pharmaceutique, a publié, dans la revue Journal of Immunotoxicology, un article révolutionnaire intitulé « Theoretical aspects of autism: Causes–A review [Aspects théoriques de l’autisme : Examen des causes A]. Ratajczak a fait ce que personne d’autre n’avait apparemment pris la peine de faire: elle a examiné toute la documentation scientifique publiée depuis que l’autisme a été décrit pour la première fois en 1943. Ce n’est pas seulement une théorie qui est suggérée par sa recherche, comme les piqûres ROR ou le mercure dans le conservateur thimérosal, mais le rôle de chacun d’eux.

Les articles de Ratajczak indiquent, en partie, que « les causes certifiées de l’autisme incluent les mutations génétiques et/ou les délétions [perte de matériel génétique], les infections virales, et l’encéphalite (lésion cérébrale) après vaccination. L’autisme est donc la conséquence de défauts génétiques et/ou d’inflammation du cerveau. »

L’article se poursuit en traitant des nombreux coupables possibles liés aux vaccins, dont leur nombre croissant imposé sur une courte période. Sharyl Attkisson, une journaliste primée de CBS, s’est entretenu avec Ratajczak à propos de ses découvertes. « Ce que j’ai publié sur l’hypersensibilité est très concentré, » a dit Ratajczak à Attkisson lors de l’interview, « le système immunitaire de l’organisme a subi la perte de son équilibre. »

Le non moins scientifique Dr James R. Shannon, ancien directeur de l’Institut national de la santé, a déclaré: « Le seul vaccin sans risque est celui qui n’est jamais utilisé. » Robert De Niro est un excellent acteur. Il a raté une occasion d’apporter bien plus à l’humanité.

  1. William Engdahl est consultant en risques stratégiques et conférencier. Titulaire d’un diplôme en politique de l’université de Princeton, il est auteur de best-sellers sur le pétrole et la géopolitique. En exclusivité pour le magazine en ligne New Eastern Outlook.

 NEO, F. William Engdahl

Original : journal-neo.org/2016/04/10/robert-de-niro-and-autism-a-tragic-drama-of-intimidation/
Traduction Petrus Lombard